samedi, août 25, 2007

Islande

Un voyage en Islande, terre des extrêmes et des contrastes, à la limite du cercle polaire, est l’occasion d’une fabuleuse leçon de géologie. Volcans, glaciers, champs de lave, zones géothermiques et plages de sable noir composent des paysages sauvages qui, selon le temps et l’éclairage, évoquent le début ou la fin du monde. Sur des sols craquelés, bouleversés, laissant parfois apparaître les entrailles de la terre, l’Islande était autrefois considérée comme la porte des Enfers. Et pourtant, près de 300 000 habitants vivent dans de paisibles villages côtiers, fiers d’être ancrés à une île dont la découverte ne laisse jamais indifférent. Car, à l'image de son relief et de ses couleurs tranchées et crues, l'Islande ne peut inspirer que des sentiments entiers. En un mot, une destination unique (et on pèse nos mots) pour le routard amoureux de nature et de solitude.

Quelques chiffres : l'Islande mesure 300 km du nord au sud et 500 km d'est en ouest. Elle est située à moins de 300 km du Groenland, 800 km de l'Écosse et à près de 1 000 km de la Norvège, à proximité du cercle polaire. Au centre, des toundras marécageuses, où se réfugient, l'été, des oiseaux migrateurs. Peu d'arbres sur cette île, d'où une érosion préoccupante. L'altitude moyenne de l'île est de 500 m et son point culminant est le Hvannadalshnúkur (2 119 m), situé sur le plus grand glacier d'Islande, qui est aussi le plus vaste d'Europe (il a la même superficie que la Corse) : le Vatnajökull (8 400 km²).

Phénomène éphémère, étonnant, visible seulement à certaines latitudes. Pour nous, l'apparition - ou plutôt la non-disparition - du soleil aux heures les plus profondes de la nuit a quelque chose de magique. La lumière qu'il diffuse alors est comme irréelle. Évidemment, plus on va vers le nord, plus la période où il est visible est longue. En hiver, plus on va vers le nord, plus la nuit polaire se prolonge. Au mois de juin, le soleil ne se couche jamais complètement dans le nord du pays. À moins de vouloir visiter l'île sous la neige et sous peine d'avoir très peu d'heures de clarté, on conseille de se rendre en Islande entre juin et septembre pour admirer fjords, glaciers et champs de lave. Le record tombe le 21 juin : le soleil se couche alors à minuit et se lève à 3h. Mais entre les deux, il fait suffisamment clair pour bouquiner dehors ou prendre des photos sans flash. Rappelez-vous cependant que le soleil à minuit n'est pas aussi chaud qu'à midi, emportez donc un chandail. Les mois de novembre, décembre et janvier sont les plus sombres (seulement 3h de lumière par jour à Akureyri en janvier). Il faut attendre fin février pour qu'il fasse jour une dizaine d'heures.